vendredi 27 novembre 2009

Dracula (1931)


Fiche du film :
Réalisateur : Tod Browning
Année : 1931
Genre : Horreur
Acteurs principaux : Bela Lugosi, Dwight Frye, Helen Chandler
Résumé : Renfield, un homme d'affaire, doit rencontrer le comte Dracula dans son château en Transylvanie. Malgré les avertissements des autochtones, il s'y rend, sans savoir qu'il tombe dans un piège.

Avis sur le film :
Deux films inspirés du célèbre roman de Bram Stoker Dracula avait déjà été réalisés -Drakula halála et Nosferatu- lorsque l'histoire fut adaptée au théâtre dans les années 20. Au vu du succès de la pièce, le studio Universal Pictures décide de transposer de nouveau l'histoire au cinéma en 1931.
Il s'agissait de toucher un plus large public, dont ceux qui avaient aimé la représentation théâtrale, le scénario se rapproche donc plus de la pièce que du livre en lui-même. Mais cela à l'avantage de raccourcir considérablement l'histoire qui comportait de trop nombreux détails dans le roman. Des omissions fréquentes et quelques modifications sont effectuées, mais nous avons l'essentiel de l'histoire concentrée en 71mn, le but du film étant surtout d'effrayer le public.


L'acteur choisi pour jouer le rôle-titre est Bela Lugosi, qui était déjà présent dans la pièce de théâtre. A l'époque de sa prestation sur scène, il n'était encore qu'un hongrois tout juste arrivé aux Etats-unis, qui apprenait ses répliques phonétiquement ; le timbre de voix et le ton qu'il prête au personnage correspond certainement à celui d'un étranger, mais ce n'est pas joué, c'est naturel. C'est donc un hasard, ou plutôt une chance, s'il donne cette caractèristique à son personnage Transylvanien.
Bela Lugosi est certainement le plus célèbre Dracula, c'est grâce à ce rôle et au film que ce personnage est devenu si célèbre mais même si le fameux vampire est un rôle qui a collé à Lugosi durant toute sa vie, son interprétation n'est pourtant pas si remarquable. On a le sentiment en le voyant qu'il s'efforce d'être complètement dans son personnage, mais lorsqu'on voit de nos jours ses mimiques et sa gestuelle, cela est beaucoup trop théâtral pour ne pas paraître faux.
Il en est de même pour Dwight Frye, qui est pleinement dans son rôle de fou, mais on ressent trop l'influence du jeu théâtral, qui ne sied pas à un jeu d'acteur dans un film. Il peut également s'agir d'une influence du cinéma muet qui s'était à peine achevé à cette époque, et dans lequel l'exagération gestuelle servait à faire comprendre ce qu'il se passait. Cela semblait probablement normal aux spectateurs de l'époque, qui étaient terrifiées par le film, mais ça ne l'est plus avec le recul que l'on a de nos jours.


La réalisation est elle aussi maladroite, ce qui est accentué par le montage.
Le film bénéficie d'une très bonne bande son que l'on entend lors du générique du début, mais elle n'est malheureusement que très présente (voire pas du tout) durant le film lui-même. Ainsi le silence total remplace une musique qui aurait pu rendre une scène plus intense ou angoissante.
L'arrivée de Dracula dans la chambre de Mina aurait pu être beacoup plus opressante avec une telle musique. Un autre défaut majeur d'une scène pareille est la chauve-souris, qui représente Dracula métamorphosé. L'idée est reprise de la pièce, et il s'agit d'une chauve-souris pendue au bout d'un fil mais lee trucage est trop apparent et gâche malencontreusement toute la scène.


Le film a beau avoir épouvanté les spectateurs lors de sa sortie, il a terriblement mal vieilli.
Il est à voir comme un témoignage des débuts du cinéma d'horreur, mais souffre justement des défauts dus à ce statut : le genre n'étant pas tellement développé, les spécificités techniques et effets à employer correctement n'étaient pas encore bien saisis.

Réplique culte :
"I don't drink... wine." - Dracula
Bande-annonce VOST :

mercredi 25 novembre 2009

Zombieland


Fiche du film :
Réalisateur : Ruben Fleisher
Année : 2009
Acteurs principaux : Jesse Eisenberg, Woody Harrelson, Emma Stone, Abigail Breslin
Résumé : Dans un monde où une nouvelle forme de la vache folle a transformé les hommes en zombies, Columbus a établi ses propres règles afin de survivre. Il compte rejoindre des membres de sa famille et rencontre sur sa route Tallahassee, un champion en zombicide avec lequel il s'allie.

Avis sur le film :
En 2004 est sorti un film britannique du nom de Shaun of the dead qui a apporté un renouveau dans le genre comique et qui a relancé la mode des films de zombies. A la suite de ça, beaucoup d'autres se sont essayé avec plus ou moins de succès à la comédie zombiesque, on peut citer Dead and breakfast, Dead meat ou Fido, mais aucun n'a égalé leur modèle.
Mais en 2009 arrive une nouvelle comédie remplie de zombies dont la bande-annonce semble annoncer que le film vaut son pesant d'or, il s'agit de Zombieland.


Le réalisateur Ruben Fleischer avoue que la raison pour laquelle il a réalisé Zombieland a été Shaun of the dead, mais heureusement à part le mix entre morts-vivants et humour, la comparaison s'arrête là. Le scénario écrit par Paul Wernick et Rhett Reese arrive à s'éloigner de ce qui a déjà été fait, pour nous offrir un spectacle totalement nouveau et original. Alors que le sujet a été exploité de très nombreuses fois, Zombieland regorge de très bonnes idées drôles et originales qui ne donnent jamais un air de déjà vu.
La bande-annonce n'était pas trompeuse et le spectateur n'est pas déçu, il y a le même rythme énergique soutenu et cette ambiance frénétique délirante durant tout le long-métrage.


Le mélange entre humour et horreur fonctionne sur les deux tableaux, et ce dès la séquence d'ouverture à couper le souffle qui annonce parfaitement ce à quoi on doit s'attendre.
La comédie est omniprésente, surtout grâce à une des grandes idées du film qui est l'évocation des règles de survie selon Columbus. Il y a également l'insertion de quelques flash-backs ou effets visuels à des fins uniquement comiques, et qui ajoute un ton complètement déjanté au métrage.
Un des sommets se situe lors de l'apparition d'un fameux acteur comique, dans une séquence qui a marqué les esprits puisqu'on en parle dans pratiquement chaque critique du film. C'est à la fois un très bel hommage à l'acteur et au cinéma, au travers notamment du personnage quelque peu cinéphile de Tallahassee, et aussi un grand moment de comédie.


L'humoir noir est aussi très présent, se mêlant aux massacres biens sanglants. Mais l'humour n'interfère pas non plus sur le côté gore et ne fait pas que le maquillage des zombies est négligé, bien au contraitre on a parmi ceux-là les meilleurs zombies qu'on ait vu depuis un bout de temps. Les maquillages sont très bons et certains auraient très bien pu être effrayants s'ils s'étaient trouvé dans un film plus sérieux.
Du côté action et gore qui tâche, on n'est pas en manque non plus puisqu'on assiste aux éxecutions de non-morts les plus originales et violentes qu'on ait vu depuis longtemps. On a parfois l'impression en voyant le film d'assister à une version live d'un jeu de shoot'em up zombiesque à la façon d'un Dead rising ou Left 4 dead, tellement les actions du personnage de Woody Harrelson font penser à ceux qu'on ne pourrait voir que dans un jeu vidéo, et tellement le carnage est grandiose et plaisant à voir.


Si il y a une scène qui illustre parfaitement ce qu'est Zombieland, c'est la scène de roller-coaster où Tallahassee dégomme des non-morts en cours de route. Des pics de gore et de burlesque sont atteints et les moments les plus calmes ne sont là que pour mieux nous surprendre juste après.
Il s'agit là d'un très grand film de zombies  comme on n'en a pas vu depuis un moment, et comme on aimerait en voir plus souvent. Il maîtrise très bien les genres qu'il explore et plaît aussi bien au grand public qu'aux amateurs aguerris de morts-vivants pour qui ce film s'avère même jouissif.

Bande-annonce VOST :

mardi 24 novembre 2009

Retour vers le futur partie III



Fiche du film :
Réalisateur : Robert Zemeckis
Année : 1990
Genre : Comédie / Science-fiction / Aventure
Acteurs principaux : Michael J. Fox, Christopher Lloyd, Mary Steenburgen, Thomas F. Wilson
Résumé : Après que Doc ait été envoyé accidentellement en 1885, Marty le rejoint pour sauver son ami d'une mort certaine.

Avis sur le film :
Ce troisième épisode de la saga a été écrit en même temps que le second, d'où les rapports effectués entre leurs histoires respectives. L'un était également monté tandis que l'autre était filmé. Cela a permis à ce que le dernier épisode sorte en 1990, seulement un an après la sortie de l'épisode 2.


Cette fois-ci, l'action se passe donc au Far west, c'est l'occasion de retrouver les lieux et personnages que l'on connaissait déjà, mais sous une nouvelle forme encore. Nous assistons aux débuts de Hill valley, et à la construction de l'horloge qui est un élément majeur de chacun des films, représentant aussi le temps évidemment. La Delorean elle aussi est de nouveau modifiée, afin de s'adapter à certains points de l'intrigue.
Grâce à cette époque spécifique, certaines références au westerns ont été disposées comme Il était une fois dans l'ouest, ou l'évocation de Clint Eastwood, alors qu'auparavant il n'y avait d'allusions qu'à des films du réalisateur et du producteur (Les dents de la mer et Qui veut la peau de Roger Rabbit essentiellement). Cela peut être vu comme une marque de l'intérêt spécial de l'équipe pour le Far west. Il était évoqué comme l'époque favorite de Doc, mais aussi par Michael J. Fox lorsqu'il était interviewé concernant le premier film.


A part Hill valley, nous retrouvons surtout les personnages de Doc et Marty, en en apprenant plus sur eux.
Pour ce qui est de Doc, c'est à son tour d'avoir un rôle central, puisque l'intrigue se concentre régulièrement sur lui et sa relation amoureuse, ce qui est nouveau dans la carrière cinématographique de l'acteur. Après Michael J. Fox dans Retour vers le futur II, ici c'est Christopher Lloyd qui nous fait une démonstration de ses talents d'acteur en dehors de son rôle type de savant fou, puisqu'il intervient désormais dans des scènes plus romantiques, et plus tard dramatiques.
Pour ce qui est de Marty, après que l'on ait vu toute sa famille précédemment, nous faisons ici connaissance avec ses ancètres. La technique servant à mettre plusieurs fois le même acteur dans la même séquence est de nouveau utilisée ici, mais de façon encore plus surprenante, puisque dans une scène Michael J. Fox intéragit même physiquement avec lui-même.
Pour en revenir au personnage, ce métrage présente une sorte de voyage initiatique effectué par Marty, apprenant ses erreurs et modifiant les défauts de son caractère.


Avec ce troisième et dernier épisode, la trilogie sera passée par pratiquement tous les genres, en plus de l'ambiance de western quasi présente durant tout le film, la fin est pleine d'un suspense très prenant.
A de nombreux égards, on peut considérer que la boucle est bouclée : nous avons suivi Hill valley durant différentes époques, la construction de l'horloge à sa destruction, Marty sort amélioré de cette aventure, et le spectateur voit tout s'arranger.
Contrairement aux suites en général, cette trilogie dans son intégralité a gardé une qualité constante, et ce dernier opus la clot de façon très satisfaisante en respectant parfaitement l'esprit et la bonne ambiance de la saga.

Bande-annonce VOST :


Un site francophone pour en savoir plus sur la saga :
http://pagesperso-orange.fr/viney.nancy/hoverbttf/menu.html

lundi 23 novembre 2009

Retour vers le futur partie II



Fiche du film :
Réalisateur : Robert Zemeckis
Année : 1989
Genre : Comédie / Science-fiction
Acteurs principaux : Michael J. Fox, Christopher Lloyd, Lea Thompson, Thomas F. Wilson, Elisabeth Shue
Résumé : Marty est emmené dans le futur par Doc pour empêcher qu'il arrive un évènement qui causera la destruction de sa future famille.

Avis sur le film :
Après le succès du premier Retour vers le futur, les studios ont demandé à ce qu'une suite soit réalisée. Bob Gale commence alors l'écriture du scénario de ce second épisode, et ce n'est qu'après qu'il ait réalisé Qui veut la peau de Roger Rabbit que Robert Zemeckis se lance dans le projet, se trouvant de nouveau à l'écriture et à la réalisation.
C'est donc en 1989 que sort cette suite, 4 ans après l'original.



Ce n'est qu'après s'être assuré de savoir quels acteurs seraient présents ou non que l'écriture s'est adaptée en fonction. La plupart ont répondu à l'appel, à l'exception de Claudia Wells qui est remplacée par Elisabeth Shue dans le rôle de Jennifer, et Crispin Glover qui a presque été intégralement retiré de l'histoire.
N'ayant pas prévu de suite, malgré ce que laissait présager la fin du premier film, un autre problème qui s'est posé a été d'écrire un scénario avec Jennifer partant elle aussi dans le futur, en compagnie de Doc et Marty.
Mais tout comme pour l'absence de Crispin Glover, les scénaristes ont réussi à transformer ces handicaps en qualités, en construisant autour un scénario à la hauteur des espérances du public.
Car en effet, l'histoire de ce second opus est un incroyable tour de force. Il est non seulement le digne prolongement du premier film, on en apprend plus sur le personnages en voyant leur avenir; mais il retourne également aux origines puisque Doc et Marty retournent dans le passé, ce qui nous permet d'en voir plus sur les évènements que l'on avait déjà vus, mais sous un nouveau point de vue, jouant constamment sur l'humour, et l'ajout de ces scènes se fait parfaitement bien, de façon tout à fait compatible et crédible.
Il y a également quelques nouveautés qui sont présentes afin de préparer l'histoire du 3ème film, qui était produit durant la même période.




On retrouve également dans cette suite les autres qualités qui faisait le succès du précédent film, non seulement le scénario ou la musique, mais aussi le souci du détail.
Retour vers le futur II crée réellement son propre monde, tellement les idées sont nombreuses. Cela va du détail en arrière plan comme une affiche de ré-éléction pour le maire Wilson Jr (fils d'un personnage du premier film) à une affiche promouvant des activités nautiques au Vietnam. Ce film crée même sa propre mode, car les fans les plus attentifs pourront remarquer des t-shirts aux motifs similaires portés par des figurants.
Dans toute la trilogie, on aura visité les différentes facettes de cette ville fictive qu'est Hill valley à de nombreuses époques. Ici, on a droit à un Hill valley futuriste qui fait preuve de la créativité débordante de l'équipe du film, comme en témoignent les costumes, les décors ré-imaginés, ou autres idées originales diverses.




Même les personnages eux-même ont été relookés, que ce soit par leur costume ou parce que les acteurs jouent leurs descendants. A chaque fois, les nouveaux personnages correspondent très bien aux anciens de par leur personnalité, leur attitude et leurs costumes, et font agréablement écho au premier film.
Afin de montrer la famille de Marty McFly, le film s'est servi de nouveaux effets visuels révolutionnaires. Le voyage de la Delorean était déjà impressionnant, mais dans cette suite est utilisé un système de plusieurs caméra permettant de placer un acteur plusieurs fois sur le même plan, et ce des années avant le trucage par ordinateur.
L'effet est totalement réussi et vraiment bluffant, surtout que l'on s'en sert à diverses reprises et que la synchronisation entre les différentes prises est parfaite.
C'est aussi l'occasion pour Michael J. Fox de déployer tout son talent d'acteur lorsqu'il doit jouer plusieurs rôles dans une même scène; mais aussi lorsque le film passe d'un extrême à une autre, allant plus loin dans l'humour mais plongeant ensuite plus profondément dans le dramatique lors de certains scènes.




Retour vers le futur II est non seulement une suite à la hauteur du premier, avec un scénario encore plus impressionant et qui répond pleinement aux attentes des fans qui auraient pu craindre d'être déçus; mais il s'affirme aussi comme une des meilleures suites de film qu'il existe.

Bande-annonce VOST :

samedi 21 novembre 2009

Retour vers le futur



Fiche du film :
Réalisateur : Robert Zemeckis
Année : 1985
Acteurs principaux : Michael J. Fox, Christopher Lloyd, Lea Thompson, Crispin Glover
Résumé : Lorsque le jeune Marty McFly est invité un soir par son ami le docteur Emmet Brown à assister à une expérience scientifique, il ne se doute pas que ce dernier a réussi à construire une machine à remonter le temps sur lequel il travaille depuis 30 ans. Le soir même, Doc Brown est assassiné, et Marty retourne accidentellement en 1955 alors qu'il tentait de fuir ses assaillants. Le voilà coincé dans le passé, et il se trouve qu'il risque de disparaître après qu'il ait empêché ses futurs parents de se rencontrer.

Avis sur le film :
Oublions les derniers films de Robert Zemeckis tels que Beowulf ou la enième adaptation de Un chant de Noël, et remontons le temps jusqu'en 1985.
Après avoir écrit un script plusieurs années plus tôt avec Bob Gale, Zemeckis en vient finalement à le porter à l'écran à la suite d'une question de Steven Spielberg sur ce qu'il en était de ce projet.
Le résultat est ce film inoubliable qu'est Retour vers le futur.
L'histoire du voyage dans le temps a pourtant été exploitée de très nombreuses fois, l'idée du scénario serait d'ailleurs venue de La machine à remonter le temps entres autres, alors qu'est ce qui fait que Retour vers le futur se démarque des autres films qui ont un sujet similaire ?


Tout d'abord, il bénéficie d'un scénario incroyablement bien abouti. Diverses histoires se recoupent à travers le film, certains éléments sont semblables, jouant parfois la carte de l'humour en utilisant de nombreuses comparaisons entre le présent et le passé. Le film offre ainsi différents genres, passant selon les scènes par la science-fiction, la comédie, l'action et même le dramatique, mais le tout sans qu'un genre ne gâche la qualité d'un autre, tout est correctement réalisé afin que l'on réagisse de la façon adéquate à la scène à laquelle nous assistons, sans que le rire ne gâche une scène plus grave, par exemple.
Ces diverses facettes du film permettent aussi à ce que n'importe quel public puisse apprécier le spectacle.  Certains voient la reconstitution d'un environnement des années 50 avec nostalgie, d'autres spectateurs plus jeunes peuvent ne pas comprendre tous les éléments, mais la qualité du film est telle que n'importe qui peut l'apprécier.


Le passage aisé entre les différents moments du film ne serait tel s'il n'y avait pas une bonne interprétation de la part des acteurs. Les rôles principaux de Marty et Doc Brown sont attribués à Michael J. Fox et Christopher Lloyd, qui n'étaient pas encore si connus à cette époque.
Fox est apparu la même année dans le film Teen wolf qui, bien qu'il soit assez connu aux USA, ne l'est pas du tout chez nous et demeure d'une qualité loin d'être celle de Retour vers le futur. L'acteur jouait également dans la série Family ties en même temps, ce qui fait qu'il ne dormait que quelques heures par nuit, entre les 2 tournages. Son manque de sommeil n'a pourtant en rien altéré son jeu d'acteur en tant que Marty, au point que ça n'aurait jamais été remarqué par le public si l'acteur ne l'avait mentionné dans une interview. En connaissant les conditions dans lesquelles il a joué son rôle, on ne peut que trouver sa prestation encore plus remarquable.
Quant à Christopher Lloyd, il semble parfois complètement possédé par son personnage de Doc Brown, lui qui s'était déjà affiché dans quelques rôles de fou comme dans Vol au dessus d'un nid de coucou où il tenait son premier rôle.
Que les acteurs aient vu leur carrière décoller comme Lloyd et Fox, ou qu'ils aient eu par la suite des rôles peu glorieux à l'instar de Crispin Glover (le comble étant certainement son rôle dans big movie), tous ont été immortalisés ici et resteront dans la mémoire du public pour leurs rôles dans ce film illustre.


Bien qu'il soit assez inclassable, ce film peut être considéré comme une comédie car, en dépit de ce que l'on pourrait penser en lisant le résumé, son intention première est d'offrir un divertissement comique. L'idée de départ venait d'ailleurs de Bob Gale se demandant ce qu'il arriverait si les adolescents étaient confrontés à leurs parents au même âge.

Et quand on regarde le film, il est clair que c'est une comédie. Il y a plusieurs sortes d'humour, avec des gags plus ou moins explicites et à divers degrés durant tout le film, qui fonctionnent à chaque fois, et ce de nouveau grâce au scénario et au jeu des acteurs.
Parmi les autres éléments qui ont contribué au succès du métrage, nous pouvons compter sur la bande-son composée par Alan Silvestri qui donne un air d'épopée au film, et également le choix des musiques bien représentatives des années 50. La Delorean, qui à l'origine devait être un frigo, nous offre de beaux effets spéciaux, et ce moyen de voyager dans le temps est devenu tellement mythique que la marque de la voiture est instantanément assimilée au film dans l'imagerie populaire.
Autre chose qu'il ne faut pas omettre, c'est le souci du détail apporté par Robert Zemeckis. Il y a des éléments en arrière plan, un peu à l'écart du centre d'attention d'une scène, que l'on ne remarque pas la première fois lorsqu'on est emporté par l'histoire, mais que l'on constate lors de visionnages ultérieurs et qui apportent quelque chose de nouveau au film que l'on avait pourtant déjà vu. Parfois ces détails confirment encore une fois à quel point le scénario est bien ficelé, liant plusieurs scènes qui sont apparemment dissociées.


Ce sont tous ces éléments, réunis en un seul et même film culte, qui font que Retour vers le futur est une aventure incroyable et formidable. On a beau le voir et le revoir autant de fois que l'on veut, on ne peut s'en lasser. L'impression que ce film donne au spectateur reste intacte, et peut-être même s'améliore avec le temps.
Retour vers le futur est une oeuvre grand public rare qui, paradoxalement, est intemporelle et qui, à l'instar de ses personnages, a traversé les époques sans prendre une ride.

Réplique culte :
"2,21 gigowatts !" - Doc. Emmet Brown

Bande-annonce VOST :

Prélude au blog

En créant ce blog, notre intention n'est pas de former une oeuvre sans précédents, au vu du nombre incommensurable de blogs sur le cinéma; il n'est pas question non plus de créer une oeuvre qui retentirait encore sur la terre après notre passage.
Ce blog est tout simplement un blog sur le cinéma, à la différence près que nous essayerons de toucher à un peu tout. Mayhem Cinema est un blog sur les chefs-d'oeuvres du 7ème art et les navets infâmes, les derniers blockbusters à gros budget et les films considérablement plus fauchés, ou encore le dernier film grand public sorti au cinéma aussi bien que des oeuvres plus obscures et méconnues.

"Il y avait du beau, du licencieux, du bizarre en quantité, tant soit peu de terrible, et du dégoûtant à foison..."